Un peu d’histoire

tittrage_eglise_jeune

image1

L’union des Eglises Evangéliques libres (UEEL) est une curiosité dans le paysage protestant français.
Elle a le même «ADN spirituel» que bon nombre d’églises évangéliques qui se sont développées récemment dans notre pays, tout en étant typiquement française et originaire du XIXème siècle.
Elle est née dans le bouillonnement général qui a suivi la révolution de 1848.

 

Prise_du_Château_d'eau,_en_1848

En 1848, une assemblée générale du protestantisme réformé est organisée dans la crainte d’une séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais le concordat est reconduit, c’est finalement sur la nécessité d’une base doctrinale pour l’Église réformée que les débats vont se porter. Les libéraux ne veulent aucune confession de foi, les conservateurs en désirent une, mais pas au prix d’une division de l’Église. Seuls quelques hommes dont Frédéric Monod soutiennent qu’il faut confesser sa foi même si l’unité doit en pâtir. L’assemblée refusant de trancher, ils démissionnent et appellent ceux qui veulent confesser clairement leur foi, à les rejoindre.

Mais Frédéric Monod voit son espérance déçue car c’est une toute petite minorité qui le suit (les pasteurs hors concordat, ne sont plus payés par l’Etat). Les démissionnaires se trouvant finalement dans l’incapacité de constituer à eux seuls une Église réformée évangélique décident de s’unir à quelques Églises indépendantes (dont celle de Lyon) et donne ainsi naissance à l’Union des Eglises Evangéliques Libres en 1849 (libres, car indépendantes de l’Etat).

LYON

image2La première Eglise Evangélique de Lyon se constitue autour du pasteur Adolphe Monod, ancien pasteur de l’Eglise Réformée, destitué quelques années avant à cause de sa théologie évangélique. Cette nouvelle Eglise commence avec 55 personnes et se développe au point de réunir 600 membres en 1844. Elle déménage en 1957 et rejoint officiellement l’Union en 1875. Elle va fonder successivement une salle d’asile, une école, une infirmerie protestante (devenue la Clinique protestante de Lyon), une union chrétien des jeunes gens (plus tard YMCA). Mais au fil du temps et des pasteurs qui se succèdent, sa théologie évolue, et en 1938, elle rejoint l’Eglise Réformée de France.

Les Eglises «libres» de campagne restées fidèles à l’UEEL, percevant le danger de l’exode rural, vont se résoudre à fonder une nouvelle Eglise libre à Lyon dans les années 60.

facade_eel

C’est l’EEL de la rue Louis !